La
prospection aérienne à
basse
altitude,
qui demande des déplacements et des évolutions au-dessus de vastes
territoires, s'effectue à bord d'avions légers. Nos survols
sont
réalisés à partir d'un Rallye, bien apprécié pour sa large verrière et
ses qualités de vol « basse vitesse ».
Avec l'aide du
Conseil Général de l'Isère, la Société Archéologique de Bron est
équipée d'un appareil photographique numérique reflex.
Comme pour toute recherche archéologique, la prospection aérienne est précédée d'un long travail préparatoire et les survols sont réalisés à partir de l'aéroport de Bron. Ils couvrent une région du Nord Isère dénommée Isle Crémieu.
Les découvertes peuvent
être multiples :
premières maisons et camps néolithiques (-2000 av. J.-C.), enclos ou
sanctuaires de l'Age du Bronze ou de l'Age du Fer (-450 av. J.-C.),
plans de villas gallo-romaines ou temples (Gaule Romaine) jusqu'aux
ouvrages du Moyen Age (mottes castrales, parcellaires).
Chaque site découvert doit être parfaitement localisé de façon à établir sa fiche d'identité : situation sur la carte IGN 1/25000ème, coordonnées Lambert, ... ainsi que les indices recueillis au sol lors des prospections pédestres qui sont effectuées après le repérage aérien.
Ensuite, les
renseignements sont transmis au Service Régional d'Archéologie
qui gère la Carte Archéologique de la France. On rappellera que toute
recherche archéologique est soumise à autorisation du propriétaire du
terrain et à celle du Ministère de la Culture représenté dans chaque
région par la DRAC et son Service Régional de l'Archéologie.
L'archéologie aérienne a pour but de repérer et d'identifier les anomalies du paysage qui trahissent l'existence de sites inconnus ou la présence de vestiges nouveaux qui viennent compléter certains sites connus en partie.
La végétation
fournit des indices précieux,
une sécheresse prolongée provoque des contrastes importants dans la
croissance des plantes à l'aplomb des vestiges enfouis invisibles au
sol : par exemple les fosses et fossés comblés ont un
remplissage
qui retient l'eau plus longtemps, les plantes poussent mieux, plus
drues et plus vertes tandis qu'au dessus de maçonneries
enterrées,
plus sèches, les végétaux auront plus de mal à pousser, les plantes
vont alors jaunir et se faner plus tôt. La sensibilité des plantes est
variable selon leur enracinement, leur densité : céréales
basses,
plantes fourragères mais aussi maïs, tournesol. Il arrive
parfois
qu'un site soit trahi par une étendue de forme curieuse produite par
de « mauvaises herbes ».
L'humidité est également un facteur révélateur, ainsi que la neige ou les gelées matinales.
Malgré toutes les connaissances accumulées au fil des années, les prospecteurs aériens peuvent observer et photographier des traces sans explications ou sans identification logique : fossés (?) substructions partielles (?) tronçons de voies (?) anomalie géologique (?). Un oeil exercé et des connaissances archéologiques ne suffisent pas parfois à faire la différence entre un site archéologique et un « leurre ».