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Les membres de la
Société Archéologique de Bron prospectent un secteur
de 1.600 km² environ autour de l'Isle Crémieu, zone délimitée par les
cours du Rhône et la Bourbre.
Les recherches ont pour but de compléter la carte archéologique locale.
Préparation
des prospections au sol : il faut tout d'abord
choisir les
terrains à prospecter : étude poussée des cartes existantes et
anciennes (comme la carte de Cassini, ci-contre), étude de la
toponymie, exploitation des vues aériennes et d'informations recueillies
auprès des habitants, analyse des accidents de terrain...
Dans la revue « Evocations » éditée de 1945 à 1989 par le Groupe d'Etudes Historiques et Géographique du Bas Dauphiné, l'association trouve de précieux renseignements sur les vestiges antiques tels qu'ils apparaissaient avant l'urbanisation intensive de la fin du XXième siècle, notamment dans les communes de Panossas, Crachier, Saint-Quentin-Fallavier, Bonnefamille...
Prospection
au sol : une équipe de l'association visite le
terrain en ramassant tout objet susceptible d'être
archéologique. Il s'agit principalement de fragments d'objets
manufacturés souvent brisés du fait des
labours qui, malgré leurs répétitions, laissent l'objet pratiquement à
la verticale de l'endroit où il a été laissé à l'origine. Il s'agit
principalement de tessons de céramique, de morceaux d'amphores, de
fragments de meules à grain, de tuiles de couverture (photo ci-contre),
plus rarement d'enduit ou de mortier.
L'équipe
parcourt le terrain en ligne. Les artefacts sont rassemblés
dans des sacs dûment identifiés (photo ci-contre). Le
prospecteur note sur un carnet tout ce qui lui faut pour localiser
l'endroit où il a ramassé les artefacts, notamment pour pouvoir établir
une carte de zonage des artefacts sur le terrain.
Exploitation des artefacts et
informations recueillies sur site : c'est
une passionnante enquête qui attend les prospecteurs de retour au local
de l'association. Après avoir lavé les artefacts, l'équipe en
fait le tri, le comptage, le marquage, la datation, l'assemblage (quand
cela est possible) et le rangement. La datation des objets par
recoupement, en cas de difficulté, peut nécessiter l'appui
d'un professionnel. Les informations relatives au terrain prospecté
sont consignées sur une feuille de site (commune, cadastre,
indice de présence d'un site, interprétation de ce dernier,
comptage des artefacts,...).
Ce travail d'équipe permet à chacun de progresser au fil du temps et
d'aider à l'établissement des dossiers de synthèse transmis aux
archéologues professionnels.
Exemple de recherche par recoupement : un fragment en céramique blanche de l’allier, trouvé à Optevoz, a été identifié par Colette Laroche (S.R.A. Rhône-Alpes) comme faisant partie du dos d’une statuette de déesse mère (voir ci-dessous les photos du fragment et de la reproduction).
Une statuette de déesse mère a été reproduite par la poterie De Luc.
Formation des adhérents :
une formation est donnée aux
nouveaux adhérents avant les activités terrain (photo ci-contre).
Stages, conférences, visites de musées et de chantiers de fouille
contribuent également à enrichir l'expérience de terrain.